Les Édifices Religieux et Bâtiments Religieux

Lors de nos randonnées, nous croisons très souvent (et visitons) des bâtiments religieux chrétiens. Voici quelques définitions (wikipedia) pour faire la différence entre ces différents bâtiments.

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Les Édifices Religieux et Bâtiments Religieux

Les résidences religieuses

Évêché

Bâtiment abritant la résidence de l'évêque et ses services ; il se trouve le plus souvent dans la même ville que la cathédrale du diocèse.

Archevêché

Résidence habituelle d'un archevêque.

Presbytère - Cure

Habitation du curé dans une paroisse

Séminaire

Établissement dans lequel les jeunes qui se préparent à devenir prêtre reçoivent une formation en conséquence.

Les édifices religieux

Cathédrale

C'est l'église principale d'un diocèse où se trouve le siège de l'évêque du lieu, symbole de son autorité et de sa mission apostolique.

Basilique

Au sens historique, la basilique est une église à plusieurs vaisseaux de plan allongé.

Au sens juridique, la basilique est un titre conféré par le pape à certains édifices religieux, comme à Saint-Denis ou à Lourdes. La basilique est un des rares édifices religieux qui se distingue par son architecture et non par son ordre canonique.

Église

L'église est un terme générique pour un édifice consacré au culte de la religion chrétienne.

Elle peut être abbatiale, collégiale, conventuelle, paroissiale, avec un presbytère et un cimetière.

  • Succursale

Seconde église créée, sur la même paroisse, afin de suppléer à l'insuffisance de l'église paroissiale. L'attribution de ce statut débouchait généralement sur l'érection nouvelle paroisse.

  • Collégiale

Église qui, sans être le siège de l'autorité épiscopale, possède cependant un chapitre de chanoines (collège de clercs).

  • Paroissiale

Église principale d'une paroisse, elle est desservie par le curé d'une communauté.

  • Abbatiale

Église principale d'une abbaye, elle est desservie par l'abbé d'une communauté.

  • Priorale

Église principale d'un prieuré, elle est desservie par le prieur d'une communauté.

Chapelle

La chapelle, plus petite, est une église n'ayant pas le rang de paroisse.

Croix monumentale

En parcourant la campagne, on rencontre de nombreuses croix. Pourquoi sont-elles là ? Que représentent-elles ? La croix monumentale est une croix chrétienne isolée ou qui fait partie d'un calvaire. Développées vers le XIe siècle avec l'émergence de l'art roman, les croix monumentales atteignent leur apogée au XVIe siècle, à l'exception des croix de chemins et des calvaires qui s'érigent surtout au XIXe siècle.

Monastère

Le monastère est un établissement où vivent des religieux appartenant à un ordre. L'abbaye, l'abbatiale, le cloître, le prieuré, la commanderie, la chartreuse, le couvent, l'ermitage, la salle capitulaire font partie du monastère.

Abbaye

Couvent, monastère dirigé par un abbé ou une abbesse. Bâtiments de ce monastère. (exemple d'abbayes : Mont-Saint-Michel, Saint Benoit sur Loire, ...)

Prieuré

Monastère dépendant généralement d'une abbaye et dirigé par un prieur, une prieure.

Chartreuse

L'Ordre érémitique des chartreux, qui fut fondé au creux de ce massif (dans les Alpes françaises, situé entre Grenoble et Chambéry)en 1084 par saint Bruno.

Commanderie

Base de l'organisation territoriale des ordres religieux et militaires (ordre des Templiers, ordre de Malte, ordre teutonique, etc.).

Lieu de vie d'une communauté de frères, de chevaliers et d'affiliés

Couvent

Maison d'une communauté religieuse d'hommes ou de femmes qui est dirigé par un supérieur et non par un abbé.

Randonnée à la journée - Septembre

Pont_de_Pany.jpg

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Alain propose une randonnée au départ de Pont de Pany.
 
Parcours de 20 km, dénivelé 750 mètres.
 
Repas à l'écluse du Banet prix à définir.
 
Il vous propose les jours suivants : les jeudis 13-20-27 sptembre / les vendredis 14-21-28 septembre.

Les randonnées d'avril à juin

03 Avril
Plombières
Parking : Source de la Tuilerie
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10 Avril
Etaules
Parking : Eglise
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17 Avril
Messigny / Mauvais Chêneau
Parking : Route d’Etaules
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24 Avril
Sur les terres des Seigneurs de Vergy
Parking : Eglise de Vergy
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01 Mai
Dame Alix / Sortie muguet
Parking : Route de Lux
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08 Mai
Le Cirque du Bout du monde
Parking : Cormot le Grand
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15 Mai
Villars Fontaine + visite surprise
Parking : Monument au mort
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22 Mai
Curtil Saint Seine
Parking : Eglise
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29 Mai
Corcelles les Monts
Parking : Route de la Cras
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05 Juin
Gevrey Brochon
Parking : Château de Gevrey
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12 Juin
Sainte Marie sur Ouche
Parking : Camping
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19 Juin
Savigny les Beaune (voir programme spécifique)
Rando + repas + visite
Parking : Place du jet d’eau
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26 Juin
Chamboeuf
Parking : Eglise

Fleurs des randonnées

Si vous vous baladez, surtout, soyez respectueux de la nature, ne cueillez pas n'importe quoi ! Certaines fleurs sont protégées dans des régions, et pas seulement les orchidées sauvages... Renseignez-vous, et si vous doutez, laissez la fleur de campagne pousser où elle se trouve.

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La pâquerette est une petite plante herbacée vivace. L'espèce la plus commune, dans nos régions, est la pâquerette des prés que l'on trouve, dès la fin de l'hiver.

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Avec ses fleurs gracieuses comme des nuées de papillons, ses couleurs éclatantes et son parfum unique, le pois de senteur s’est fait une place de renom dans nos jardins où il fleurit dès le printemps et en été.

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Les colchiques sont des plantes à corme. Comme chanté dans la ritournelle "Colchiques dans les prés, c'est la fin de l'été", les fleurs de la plupart des espèces apparaissent à l'arrière-saison. La plante disparaît ensuite jusqu'au printemps suivant, lorsque les feuilles ainsi que les fruits émergent.

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Le plantain est appelé aussi herbe aux puces, queue de rat, pain-d'oiseau, herbe aux cinq coutures, car si on tire sur une feuille, on voit comme 5 fils élastiques qui résistent. Vous l'avez maintes fois rencontrée, on ne peut pas faire un pas dans un pré ou une pelouse sans marcher sur une rosette de plantain. Elle sait rester discrète mais elle est parmi la base des plantes sauvages communes.

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Cette bruyère se reconnaît à ses fleurs roses aux étamines ne dépassant par la corolle. Ses feuilles sont très fines, paraissant verticillées le long de la tige. C’est une plante des coteaux secs et des bois clairs.

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L'acacia est un arbre ou un arbuste. Les fleurs d'acacia sont très régulières, et souvent groupées en têtes globuleuses. Elles sont généralement jaunes, mais si certaines espèces donnent une fleur acacia rose. L'arbre acacia dispose de branches recouvertes d'épines très grandes et pointues, certaines espèces d'oiseaux et d'animaux aiment venir nicher dans les acacias car ses épines les protègent des autres prédateurs.

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Dans le langage courant on se perd un peu entre les termes de 'Narcisse' ou de 'Jonquille', les deux étant employés pour qualifier une plante bulbeuse fleurissant au printemps.

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Appelée Coucou des bois, herbe de Saint Pierre ou encore Herbe à la paralysie, cette primevère est la plus répandue de son espèce et égaie en avril et mai les prairies, pâturages et bois de ses fleurs jaunes. De 8 à 30 cm, les feuilles de sa rosette sont spatulées, un peu gaufrées, fortement réticulées et grisâtres en dessous … les fleurs odorantes ont un long calice tubuleux et renflé, une corolle jaune vif comportant 5 lobes tachés d’orangé. Le fruit est une capsule ovoïde.

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Comme un petit bijou fleurissant au cœur de l'hiver, le perce-neige à la délicate inflorescence blanche saura apporter une touche de gaieté au jardin pendant les grises journées. Ces plantes poussent généralement dans un sol rocheux. Chaque pied porte une fleur blanche à la douce odeur de miel, comportant trois pétales internes marqués d'un « V » inversé de couleur verte. Ce sont des plantes de petites tailles pouvant atteindre 15 cm de hauteur.

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Jacinthe des bois : Cette plante bulbeuse laisse échapper de sa rosette de feuilles élancées une hampe florale de 40 cm de hauteur portant une grappe de petites fleurs en clochettes de couleur bleutée ou blanche.

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La marguerite commune ou grande marguerite ressemble à la pâquerette mais en bien plus grande !

Le Bouton d'Or

Le Bouton d'Or (48,6 km)

A quelques kilomètres de Dijon, le Val-Suzon est un rendez-vous privilégié pour les amoureux de la nature. Dans ce site classé, la rivière du Suzon serpente parmi prairies et vallonnements boisés que dominent de spectaculaires falaises.

De petites buttes et des pics isolés semblent monter la garde au chevet des nombreuses combes qui se greffent sur la vallée principale et entaillent les plateaux qui la dominent et que truffent grottes et gouffres.

1 ere partie : 26,6 km

 

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Côté Patrimoine

Au point de départ du circuit, Messigny-et-Vantoux offre un bel exemple de la diversité du patrimoine rencontré sur le parcours. A côté de l’église Saint-Valier (13e, 14e et 18e siècles) et de son porche abritant deux statues de Saints, deux monuments aux morts aux styles soignés commémorent l’un la guerre de 1870, l’autre la Première Guerre mondiale, tandis qu’un Christ de Pitié du 17e siècle est exposé dans une niche un peu plus loin. Près de l’église encore, deux fontaines du début du 19e siècle expriment leur importance par une certaine monumentalité, l’une avec une colonne en pierre surmontée d’une grande vasque au milieu d’un bassin circulaire, l’autre avec un haut socle carré servant de piédestal à une statue d’Hercule. Ces fontaines avaient permis aux habitants du village de ne plus être tributaires des eaux du Suzon, fortement polluées par le lavage des minerais de fer opéré en amont par le haut-fourneau de Val-Suzon. 

Un peu plus loin, en atteignant le Suzon par la rue du Moulin et juste avant celui-ci, le lavoir du 19e siècle aligne ses huit arcades qui masquent à peine autant de piles carrées portant le toit en compluvium (l’unique pente du toit inclinée vers le bassin) laissant le bassin ouvert sur le ciel. Enfin, bien masqué derrière un écrin de verdure, le Château de Vantoux s’élève à la sortie du village. Bâti en 1704 pour le président Berbisey, qui le légua à sa mort au Parlement de Bourgogne, il est probablement l’œuvre de l’atelier de Jules Hardouin-Mansart, architecte du roi Louis XIV. A Hauteville, il est plus facile de découvrir le mur en « arêtes de poisson » de l’église, vestige de l’édifice construit au début du 11e siècle, que de voir les peintures murales de la casemate transformée en chapelle dans le fort du 19e siècle. 

Comme la plupart des villages de plateau, Etaules possède des sources éloignées qui ont fait l’objet d’un aménagement soigné. La croix cassée, croisée juste avant d’arriver dans le village est un témoin préservé des fréquentes processions qui animaient la vie villageoise il n’y a pas si longtemps et dont les bâtons de procession, conservés dans l’église, sont d’autres témoins émouvants. Avant la descente vers le Suzon, la reconstitution archéologique du puissant mur défendant l’accès au camp fortifié préhistorique permet de comprendre ce type de site appelé « éperon barré » par les spécialistes et plus communément mentionné comme « châtelet » sur les cartes. Il s’agit d’un habitat en forme d'éperon, établi à l’extrémité d’un plateau élevé, bénéficiant de la protection naturelle de falaises calcaires abruptes sur trois côtés, un mur fermant l’accès vers le plateau. 

Après un long parcours en milieu boisé, le circuit arrive aux environs de Francheville, bien connu des spéléologues pour ses gouffres et l’étendue de son réseau souterrain. Outre les nombreuses croix tout autour du village dominé par la flèche de l’église du 19e siècle, Francheville possède deux lavoirs intéressants. Le premier, situé quelque peu à l’écart du village, présente une série d’arcades apportant la lumière nécessaire au bassin aujourd’hui disparu. Le second, plus ancien, s’élève au centre du village précédé d’une mare abreuvoir où les animaux de trait pouvaient se rafraîchir et se désaltérer.

Conseil Général © Benoît OUDET

Côté nature

Des dragons dans nos lagons

Le sentier du Bouton d’Or ceinture la partie basse du Val-Suzon. Dans la première section, entre Messigny-et-Ventoux et Francheville, le sentier oscille entre le plateau cultivé et les combes forestières encaissées. C’est également sur ce tronçon que l'on traverse le majestueux Val-Suzon.

Cette belle vallée, toute proche de l’agglomération dijonnaise, est un ensemble écologique de très grande valeur. A ce titre, le Val Suzon est devenu, en juillet 2011, la première Réserve Naturelle Régionale de Bourgogne ( à ne pas confondre avec les Réserves Naturelles Nationales). Sur cette section, vous allez parcourir une grande variété de paysages qui sont autant d’espaces de vie pour la faune et la flore. Vous y croiserez les milieux ouverts cultivés, les prairies, les falaises, les éboulis, les forêts, les pelouses sèches, les sources, les mares et la rivière le Suzon. Ainsi, de par cette variété d’habitats naturels, le Val-Suzon est une pépite de biodiversité.

Pour illustrer cette richesse, un groupe d’animaux mérite l’attention : il s’agit des Amphibiens. L’étymologie du mot amphibien évoque les mœurs particulières de ces animaux, « amphi » signifiant double et « bios » signifiant vie en terminologie grecque. Ces petits animaux, qui ne dépassent que rarement 15 cm de longueur, passent une partie de leur vie sur terre et une autre dans l’eau. Chaque printemps, ils doivent impérativement relier un point d’eau pour se reproduire. Ainsi, tritons, salamandres, grenouilles et crapauds peuvent parcourir jusqu’à plusieurs kilomètres pour retrouver leur lieu de naissance et assurer leur descendance. Les lieux de reproduction étant peu nombreux, les migrations se concentrent autour de mares et autres points d’eau.

Cette migration pourrait rester inaperçue toutefois, lorsqu’elle croise une route, la concentration d’animaux écrasés témoigne de la proximité d’une zone de reproduction. En mars 2010, une association universitaire dijonnaise - le Gnub - a dénombré plus de 400 crapauds communs en six jours le long de la RD7 qui longe la rivière sur toute la distance du Val-Suzon. Pour réaliser ce comptage, des pièges à amphibiens ont été installés le long de la route dans les secteurs les plus empruntés par les animaux. Deux fois par jour, les crapauds récupérés ont traversé la route en toute sécurité, à pas d’homme.

Pour cette occasion annuelle, les tritons sont les amphibiens qui changent le plus au niveau morphologique. Habituellement terrestres et parés d’une peau terne, les mâles, en retournant à l’eau, développent tantôt une crête spectaculaire comme le Triton Crêté, tantôt ont la peau de leur dos qui vire au bleu et présentent un ventre orange vif comme le Triton Alpestre.

Ainsi, de fin mars à fin mai, les mares et les fossés du Val-Suzon sont littéralement envahis d’amphibiens dont les danses et les ébats sont très visibles. En effet, disposant d’une respiration pulmonée, ils doivent régulièrement remonter à la surface pour respirer ce qui permet de détecter leur présence. Si vous passez près de ces points d’eau plus tard dans la saison, vous pourrez observer les têtards du crapaud. En juillet, ils se seront transformés en petits crapauds et quitteront la mare ou le fossé par centaines, partis à l’assaut d’un milieu terrestre plein de dangers. En septembre, les adultes et les juvéniles survivants gagneront une galerie, une anfractuosité afin d’hiverner à l’abri jusqu’au printemps suivant.

Attention, tous les amphibiens européens (grenouilles, salamandres et tritons), du fait de leur raréfaction et de la disparition de leur habitat naturel, sont protégés par la loi. La capture et le transport d’adultes, de têtards ou de larves sont interdits. Toutefois, une photo est toujours autorisée !

Conseil Général © H. DEVALLEZ

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2 eme partie : 22,1 km

 

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Côté nature

Où l’eau joue à cache-cache !

Cette seconde partie du sentier du Bouton d’Or, longe deux cours d’eau, parfois bien discrets. C’est également sur cette partie que le sentier aborde la Montagne dijonnaise.

Depuis le bas du village de Francheville, la progression se fait dans une large vallée sèche (combe). Pourtant, sur ses flancs émergent des sources qui, après quelques centaines de mètres, disparaissent sous la terre car la roche calcaire du sous-sol est perméable. C’est ce que l’on appelle des pertes. Ici, ces phénomènes très anciens d’infiltration des eaux ont laissé en surface des cavités parfois conséquente dans la roche. Ainsi, le Creux du Soucy et le gouffre de la Combe aux Prêtres qui se trouvent à proximité immédiate du sentier, témoignent des effets conséquents que peuvent avoir ces infiltrations dans une roche soluble et fracturée. Il est à noter que le gouffre de la Combe aux Prêtres développe un réseau de galeries souterraines de plusieurs kilomètres ce qui le place parmi les réseaux les plus importants de Bourgogne, pour le bonheur des spéléologues.
Cette eau infiltrée forme à une centaine de mètres sous la surface, une rivière souterraine dont des tests de coloration ont montré qu’elle parcourait plus de dix kilomètres avant de refaire surface sous la forme d’une résurgence dans le village de Villecomte. Cette résurgence, le Creux Bleu, est accessible gratuitement au public.

Plus loin dans la combe et le long du sentier, l’existence du lavoir de la fontaine des Essarts montre à quel point cette eau rare avait un caractère précieux pour les habitants. Cet aménagement en pleine forêt est aujourd’hui un très bon lieu de reproduction pour les batraciens forestiers comme, par exemple, la salamandre tachetée, dont les larves sont visibles sur le fond des bassins. Le lavoir est aussi le départ de la grimpette qui vous conduira sur un plateau, au village de Curtil-Saint-Seine. La montée est aménagée en parcours de découverte de la forêt.

Entre Curtil-Saint-Seine et Saussy, vous allez cheminer sur la Montagne dijonnaise. Ce terme à connotation géographique désigne toute la zone forestière qui s’étend sur votre gauche et qui est bien visible à la sortie de Curtil. Ce plateau entaillé des vallées de la Tille et de l’Ignon est connu pour la rigueur de ses hivers. D’ailleurs, il y pousse des plantes d’origine montagnarde comme la gentiane ou l’anémone hépatique que l’on peut observer en mars dans les sous-bois, lors de la descente qui suit la traversée de Saussy.

Enfin, sur la fin du parcours, sur les balcons du Val Suzon, on croise à nouveau quelques sources dont les abords tapissés d’ail des ours parfument la marche. Cette fois, les sources atteignent la rivière, le Suzon. Toutefois, ce cours d’eau qui traverse Dijon caché sous le béton disparaît régulièrement de la surface, lui aussi. Cet assèchement est surtout visible en aval du hameau de Sainte-Foy. En fait, l’eau du Suzon est, elle aussi, victime de pertes le long de son trajet jusque dans l’agglomération. Le cours d’eau est en lien direct avec une nappe phréatique qui se trouve sous le lit du ruisseau. Aussi, si le niveau de celle-ci est bas, comme en été par exemple, c’est le ruisseau qui alimente la nappe et il disparaît. Inversement l’hiver, c’est l’excès d’eau dans la nappe qui alimente le ruisseau.

A noter d’autre part que l’eau du Suzon est d’une grande qualité. L’environnement boisé et peu peuplé limitant les risques de pollution, c’est elle qui alimente une partie de l’agglomération dijonnaise par le biais de trois captages. L’un d’entre eux se trouve d’ailleurs aux abords de la très célèbre fontaine de Jouvence.

Conseil Général ©  H. DEVALLEZ

Côté patrimoine

Sur la commune de Curtil-Saint-Seine, bien avant d’arriver au centre du village, l’ensemble source, lavoir, bassin et rouissoir (bassin servant à faire rouir - pourrir - le chanvre afin d’en tirer la fibre) de la combe des Essarts, aménagé au début du 19e siècle, évoque remarquablement la vie rurale du 19e siècle. Rendu inutile après la construction d’un nouveau lavoir dans le village en 1870 puis l’arrêt de la culture du chanvre au début du 20e siècle, il a été abandonné avant d’être restauré entre 1992 et 1996. Il bénéficie aujourd’hui de panneaux informatifs sur la découverte de l’espace rural et se termine par une zone humide, favorable à la croissance d’une faune et d’une flore très caractéristiques.

Détail parmi d’autres à remarquer, les anciennes dalles funéraires utilisées en pierres d’appui pour les baies du lavoir qui proviennent de l’église Saint-Gilles de Saint-Seine-l’Abbaye démolie après la Révolution. De même, le touret à corder (restauré) qui se trouve dans l’église, illustre la fabrication des cordes, l’une des utilisations du chanvre.

Avant même de découvrir le village, l’arrivée à Saussy est signalée par une étrange tour qui dresse, sur le rebord du plateau, sa silhouette surmontée d’une curieuse girouette. Haute de 25 m, inscrite sur toutes les cartes, elle est le dernier témoin d’un système d’adduction d’eau ingénieux, installé en 1878-1879, qui ne donna pourtant jamais entièrement satisfaction. Couplée à une tour identique, aujourd’hui détruite, élevée en contrebas à 650 m de là, dans la combe du Mousseneux, elle permettait, à l’aide d’une éolienne installée sur sa plateforme sommitale dont il ne reste que le squelette de métal, de remonter l’eau de cette combe jusqu’au château (détruit), construit à la sortie du village.

Avant de quitter le plateau pour descendre sur Messigny-et-Vantoux, le parcours longe le camp fortifié de Roche-Château qui dominait l’entrée sud de la vallée du Suzon en profitant probablement de cette position élevée pour observer l’horizon comme pour être vu de loin. Le site, connu par quelques fouilles archéologiques, peut être daté aux alentours de - 750 avec une occupation plus tardive, notamment à l’époque gallo-romaine.

Conseil Général © Benoît OUDET

 

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